Alain Cosson
Cap sur les Amériques !
 |
Tous ses amis étaient là, samedi soir, sur le quai de Pors- Moro. Moment historique ! Le capitaine Jo larguait ses bouts pour prendre le large, à la faveur du flot. Et pas pour faire seulement le tour de la Perdrix ! Alain Cosson, alias Joe, s’apprête en effet à traverser la grande baille, à la barre du Prométhée, un Super Arlequin de neuf mètres construit en 1976 aux Chantiers Quéré de La Rochelle. Après l’escale au Cap Vert, il prendra les Alizés pour gagner les côtes brésiliennes, vénézuéliennes, et remonter sur les Antilles. Environ mille cinq cent milles …et l’espoir de toucher l’autre bord, au bout de trois semaines. A condition de bénéficier au maximum des vents portants et de ne pas rester encalminé dans le Pot au noir…entre octobre et novembre, c’est le bon moment pour traverser l’Atlantique, car de juin à fréquents, les cyclones ne sont pas rares dans la zone tropicale. Au retour, je privilégierai la route Nord, via les Açores, afin de bénéficier des vents d’Ouest. |
Ce projet- là, Joe le caressait depuis déjà quelque temps : « ¨¨ça fait longtemps que j’avais envie de mettre la voile sur les pays chaud. Mais je n’avais pas envie de partir pour quinze jours. Professeur de mécanique - dessin industriel au lycée Yves Thépot à Quimper Joe a donc décidé de mettre à profit une année sabbatique pour se lancer dans l’aventure.
Le Prométhée : rapide au près
Il a toujours aimé les bateaux qui, pour avoir de la bouteille, n’en sont pas moins maniables. Après s’être fait la main sur un Challenger scout, il a navigué sur un sloop à la barre duquel il s’est baladé entre les Scilly et l’Ile Dieu. Quadruple vainqueur du championnat de France de régates de planche à voile, Joe, a bouffé de l’écoute sur les dériveurs, les croiseurs. Un sportif éprouvé : j’ai toujours aimé la compétition…quand je vois un autre voilier, plus rapide que le mien, j’essaie de le « gratter »…
Il étrenne le Prométhée lors d’une virée en Galice. « C’est un bateau, rapide au près …D’accord il n’est plus très jeune, et il y a plus confortable… un vieux monsieur, qu’il faut surveiller de près ». Joe l’a tout de même mis sur son 31 avant la grande traversée, changeant notamment tous ses haubans. Pour la question du ravitaillement, toujours importante dans ce type de navigation, Jo a soigneusement calculé sa réserve d’eau ( d’autant que son amie le rejoindra au Cap Vert) , s’est approvisionné en riz , pâtes , graines germées , œufs etc…et n’a pas oublié le pâté local ! Il a aussi emporté des lignes de thon et des mitraillettes à maquereaux, histoire de ne pas manquer de phosphore ! Sans oublier son matériel de chasse sous – marine…et son accordéon, instrument de musique indispensable (qu’on se souvienne des cap-horniers de jadis) sur tout navire digne de ce nom !
|
 |

Joe a dressé ses premières cartes : le golfe de Gascogne, ( qu’il a déjà traversé ), la Corogne, Madère , les Canaries , le Cap Vert …avant de mettre carrément le cap à l’ouest. Cap sur les Amériques…
Bon vent, capt’ain Joe !
Jean- Yves Barzic
... / ...
Alain Cosson
Cap sur les Amériques !
 |
Tous ses amis étaient là, samedi soir, sur le quai de Pors- Moro. Moment historique ! Le capitaine Jo larguait ses bouts pour prendre le large, à la faveur du flot. Et pas pour faire seulement le tour de la Perdrix ! Alain Cosson, alias Joe, s’apprête en effet à traverser la grande baille, à la barre du Prométhée, un Super Arlequin de neuf mètres construit en 1976 aux Chantiers Quéré de La Rochelle. Après l’escale au Cap Vert, il prendra les Alizés pour gagner les côtes brésiliennes, vénézuéliennes, et remonter sur les Antilles. Environ mille cinq cent milles …et l’espoir de toucher l’autre bord, au bout de trois semaines. A condition de bénéficier au maximum des vents portants et de ne pas rester encalminé dans le Pot au noir…entre octobre et novembre, c’est le bon moment pour traverser l’Atlantique, car de juin à fréquents, les cyclones ne sont pas rares dans la zone tropicale. Au retour, je privilégierai la route Nord, via les Açores, afin de bénéficier des vents d’Ouest. |
Ce projet- là, Joe le caressait depuis déjà quelque temps : « ¨¨ça fait longtemps que j’avais envie de mettre la voile sur les pays chaud. Mais je n’avais pas envie de partir pour quinze jours. Professeur de mécanique - dessin industriel au lycée Yves Thépot à Quimper Joe a donc décidé de mettre à profit une année sabbatique pour se lancer dans l’aventure.
Le Prométhée : rapide au près
Il a toujours aimé les bateaux qui, pour avoir de la bouteille, n’en sont pas moins maniables. Après s’être fait la main sur un Challenger scout, il a navigué sur un sloop à la barre duquel il s’est baladé entre les Scilly et l’Ile Dieu. Quadruple vainqueur du championnat de France de régates de planche à voile, Joe, a bouffé de l’écoute sur les dériveurs, les croiseurs. Un sportif éprouvé : j’ai toujours aimé la compétition…quand je vois un autre voilier, plus rapide que le mien, j’essaie de le « gratter »…
Il étrenne le Prométhée lors d’une virée en Galice. « C’est un bateau, rapide au près …D’accord il n’est plus très jeune, et il y a plus confortable… un vieux monsieur, qu’il faut surveiller de près ». Joe l’a tout de même mis sur son 31 avant la grande traversée, changeant notamment tous ses haubans. Pour la question du ravitaillement, toujours importante dans ce type de navigation, Jo a soigneusement calculé sa réserve d’eau ( d’autant que son amie le rejoindra au Cap Vert) , s’est approvisionné en riz , pâtes , graines germées , œufs etc…et n’a pas oublié le pâté local ! Il a aussi emporté des lignes de thon et des mitraillettes à maquereaux, histoire de ne pas manquer de phosphore ! Sans oublier son matériel de chasse sous – marine…et son accordéon, instrument de musique indispensable (qu’on se souvienne des cap-horniers de jadis) sur tout navire digne de ce nom !
|
 |

Joe a dressé ses premières cartes : le golfe de Gascogne, ( qu’il a déjà traversé ), la Corogne, Madère , les Canaries , le Cap Vert …avant de mettre carrément le cap à l’ouest. Cap sur les Amériques…
Bon vent, capt’ain Joe !
Jean- Yves Barzic
